Concept d’activité

Programmes, projets, tâches en cours

Ce concept d’activité décrit les activités prévues, en cours et achevées de WIMA. Nous avons défini cinq programmes thématiques larges dans lesquels des projets et des tâches en cours sont réalisés. Les projets sont clairement définis avec des objectifs, des ressources et un calendrier, tandis que les tâches en cours sont conçues pour le long terme.

Dans un avenir proche, nous ne serons pas en mesure de traiter tous les projets et tâches continues énumérés ci-dessous avec l’engagement nécessaire. Que soutenons-nous et quelles sont nos priorités ? Nous tenons compte des critères suivants pour lancer une initiative :

  1. Ressources humaines : il existe des personnes engagées qui ont le temps et l’envie de lancer le projet ou les tâches continues et d’y travailler activement.
  2. Évaluation des besoins et analyse des parties prenantes : les discussions avec les parties prenantes dans un domaine similaire révèlent un besoin pour notre travail, qui peut également être réalisé en collaboration avec ces parties prenantes. Au début, il faut donc toujours procéder à une analyse des parties prenantes (un principe de base de la gestion de projet).
  3. Chances de succès : la chance que le projet ou la tâche continue prenne son envol et atteigne ses objectifs. Mais nous ne pouvons généralement en juger que lorsque nous essayons – il faut essayer pour savoir.

Aperçu des programmes, projets et tâches en cours

  1. Médecine gériatrique
  2. 1.1. Médication adéquate dans les maisons de retraite
  3. International
  4. 2.1. Information et coopération au niveau international
  5. 2.2. Convention relative aux droits des personnes handicapées
  6. 2.3. Aides financières pour les personnes âgées de plus de 65 ans
  7. 2.4. Projet de convention des Nations Unies relative aux droits des personnes âgées
  8. Participation socioculturelle et inclusion
  9. 3.1. Activation des personnes âgées fragiles
  10. 3.2. Recherche-action en ergothérapie
  11. Qualité des soins
  12. 4.1. Planification des maisons de retraite dans le canton de Zurich
  13. 4.2. Bonnes et mauvaises pratiques
  14. 4.3. Prix des meilleures pratiques pour la promotion d’une vie digne
  15. 4.4. Information et conseil préventifs
  16. 4.5. Champs d’action et coopération avec des organisations
  17. Aménagement de l’espace et environnement
  18. 5.1. Conditions architecturales pour la dignité dans les maisons de retraite

 

1. Programme Médecine gériatrique

1.1 Projet Médication adéquate dans les maisons de retraite et les établissements médico-sociaux (APH)

Une étude menée par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans plus de 1300 maisons de retraite et établissements médico-sociaux en Suisse a révélé qu’en 2022, 43 % en moyenne de tous les résidents recevaient neuf médicaments différents ou plus. Cette polymédication est extrêmement problématique, car l’effet des interactions entre autant de médicaments pris simultanément est inconnu.

Un autre problème majeur est que 37 % des résidents recevaient des neuroleptiques (médicaments autorisés pour traiter les troubles psychotiques) alors qu’ils n’étaient pas psychotiques. Une étude menée par le gériatre Max Giger dans 619 établissements médico-sociaux a révélé que 37 % des résidents recevaient des neuroleptiques, dont 30 % sans indication claire. Cette utilisation hors AMM des psychotropes engourdit les personnes âgées, qui deviennent apathiques, tristes, dociles et discrètes.

La médication problématique décrite réduit la qualité de vie, entraîne une augmentation des chutes et des hospitalisations et augmente la mortalité des résidents.

Des mesures doivent être prises contre la polymédication et l’administration non indiquée de neuroleptiques dans les maisons de retraite et les établissements médico-sociaux afin de ne pas compromettre la qualité de vie et la santé des résidents. La médication doit être vérifiée et ajustée à l’entrée dans l’établissement, puis périodiquement.

Le canton de Vaud prend des mesures appropriées qui peuvent être considérées comme des « meilleures pratiques » cantonales : le canton encourage les cercles de qualité interprofessionnels dans tous les établissements et y consacre 1,6 million de francs suisses. La réduction des coûts liés aux médicaments inutiles et nocifs qui en résulte s’élève à plus de 1,6 million.

Approche possible dans le cadre de notre projet :

  • Information sur la situation actuelle, notamment en contactant le gériatre Max Giger, qui s’est penché sur la question des neuroleptiques dans les maisons de retraite et les établissements médico-sociaux.
  • Examen du fonctionnement et de l’efficacité de la réglementation dans le canton de Vaud et dans d’autres cantons disposant d’une bonne réglementation.
  • Concept permettant la mise en place d’une réglementation similaire dans d’autres cantons.
  • En collaboration avec un bureau politique professionnel, nous analysons les mesures politiques possibles dans les cantons sans réglementation (auprès des autorités, du gouvernement, du parlement) ainsi qu’au niveau fédéral afin d’obtenir une médication adéquate dans les établissements ; si possible en collaboration avec les associations et les partis cantonaux.
  • Interventions au niveau cantonal et fédéral (autorités, gouvernement, parlement, etc.) en collaboration avec des organisations partageant les mêmes idées et des lobbyistes et institutions expérimentés.

2. Programme international

La coopération internationale et les réglementations internationales sont fructueuses pour WIMA à deux égards : d’une part, parce qu’elles nous inspirent dans nos activités ; d’autre part, parce que nous exigeons également la mise en œuvre systématique des conventions internationales ratifiées par la Suisse pour les personnes très âgées.

2.1. Tâche permanente Information et coopération au niveau international

2.2 Tâche permanente Convention relative aux droits des personnes handicapées

La Suisse a ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) en 2014. Depuis lors, elle est tenue, en vertu du droit international, de garantir les droits des personnes handicapées énoncés dans la convention. Ces dernières années, les dispositions de la CDPH ont été transposées dans plusieurs lois et ordonnances. Mais les personnes handicapées âgées de 65 ans et plus sont souvent moins bien traitées, sur le plan juridique et pratique, que les personnes de moins de 65 ans en Suisse. Avant l’âge de 65 ans, les personnes handicapées bénéficient de prestations de l’assurance-invalidité (AI). Il s’agit par exemple de l’allocation pour impotent, des contributions d’assistance et des contributions à l’intégration professionnelle. À partir de 65 ans, c’est principalement l’AVS (assurance vieillesse et survivants) qui est compétente. Cependant, les prestations de l’AVS sont moins élevées que celles de l’AI en cas de handicap.

La Suisse a besoin d’une réforme de la politique sociale qui traite les personnes handicapées de manière égale, quel que soit leur âge, et leur offre une véritable liberté de choix. Des pays comme la Suède et la Norvège montrent que cela est possible. La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) ne prévoit aucune limite d’âge.

2.3 Idée de projet : contributions d’assistance pour les plus de 65 ans

Un budget d’assistance de l’AI permet de financer des contributions grâce auxquelles les personnes handicapées peuvent engager elles-mêmes des assistants. Toutefois, cette demande ne peut être faite qu’avant le 65e anniversaire. Une fois l’âge de la retraite atteint, l’AVS prend en charge une contribution d’assistance existante conformément à l’objectif de l’AI et la verse « uniquement pour les prestations d’aide liées au handicap, mais pas pour celles liées à l’âge ».

 

À partir de 65 ans, il n’est plus possible de déposer une nouvelle demande de contribution d’assistance. Les personnes âgées handicapées peuvent alors être contraintes d’entrer dans une maison de retraite ou un établissement médico-social, alors qu’elles pourraient vivre de manière autonome avec une assistance.

Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons, en collaboration avec des organisations de personnes handicapées et de personnes âgées, obtenir l’introduction du modèle d’assistance pour les personnes de plus de 65 ans.

2.4 Tâche permanente Convention des Nations Unies sur les droits des personnes âgées

Le 3 avril 2025, les États membres de l’ONU ont adopté, au Conseil des droits de l’homme à Genève, une résolution visant à créer un nouveau groupe de travail intergouvernemental chargé d’élaborer une convention internationale juridiquement contraignante des Nations Unies sur les droits humains des personnes âgées (Convention des Nations Unies sur les droits des personnes âgées).

Nous avons l’intention de soutenir les efforts de l’ONU en faveur d’une convention sur les droits des personnes âgées en adhérant à la Global Alliance for the Rights of Older People.

3. Programme de participation socioculturelle et d’inclusion

3.1 Activation des personnes âgées fragiles :

De nombreuses institutions encouragent déjà les personnes âgées fragiles à être actives afin d’améliorer leur qualité de vie. En collaboration avec les institutions existantes (organisations locales d’aide de voisinage, organisations communales pour seniors, universités, etc.), nous développons des concepts, soutenons leur mise en œuvre locale sous forme de projets modèles et communiquons les bonnes pratiques.

Par exemple :

  • Projet de recherche-action en ergothérapie (projet, voir ci-dessous)
  • Café lecture, narration ou écriture (sur la base de concepts et d’expériences existants)
  • Danse, théâtre d’improvisation et autres activités similaires. Communication sur les offres existantes, par exemple https://www.senioren-improtheater.ch/ Déterminer si et comment ces offres peuvent également être rendues accessibles aux personnes âgées fragiles.
  • Organisation du quotidien dans les maisons de retraite : stimulation, manifestations culturelles, par exemple avec des plantes, de l’exercice physique, etc. (sur la base de concepts et d’expériences existants).

3.2 Projet de recherche-action en ergothérapie

Évaluation d’une intervention interprofessionnelle visant à promouvoir le vieillissement autonome

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la collaboration avec la ZHAW-Gesundheit et a déjà débuté.

La majorité des personnes âgées souhaitent rester chez elles de manière autonome autant que possible, même si elles ont besoin d’aide pour accomplir leurs tâches quotidiennes. Les services professionnels d’aide et de soins à domicile traitent principalement les maladies et ne peuvent pas prendre en charge l’accompagnement psychosocial. L’accompagnement est souvent assuré par les proches, mais un nombre croissant de personnes très âgées n’ont pas (ou plus) de proches, ou ceux-ci ne peuvent pas leur apporter leur soutien.

Dans notre projet, nous voulons non seulement lutter contre la solitude des personnes âgées, mais aussi contre le sentiment d’être inutile et superflu. Une solution possible à ce problème consiste à promouvoir des activités qui ont du sens. L’ergothérapie dispose de théories, de concepts et de compétences pratiques pour développer ou rétablir la capacité d’exercer une activité utile, même chez les personnes souffrant de handicaps physiques, psychiques ou cognitifs très importants.

Problématique :

Comment améliorer durablement les activités significatives des personnes fragiles, vivant seules à domicile et dépendantes d’une aide au quotidien, afin de lutter contre le sentiment d’inutilité et d’améliorer l’estime de soi ? Cela peut-il également améliorer le soutien social, le réseautage et la participation sociale ? Quels sont les coûts et les utilisateurs d’une telle intervention au niveau économique et macroéconomique ?

Les détails du projet, en particulier la méthodologie et la stratégie d’évaluation, sont développés par une équipe de projet de l’Institut d’ergothérapie.

Le centre de recherche en ergothérapie de la ZHAW rédige une description du projet avec une estimation des coûts. L’association Würde im Alter (Dignité dans la vieillesse) soutient le financement.

Les résultats sont publiés par différents canaux. Outre les revues spécialisées, ils seront également diffusés dans des publications susceptibles d’atteindre les personnes concernées, leurs proches et leurs aidants. L’équipe de recherche publiera également une brochure contenant des instructions concrètes sur les différentes possibilités de promotion de l’activité. L’association Würde im Alter soutiendra l’équipe de recherche dans la publication et l’application des résultats.

4. Programme « Qualité des soins »

4.1 Projet « Planification des établissements médico-sociaux dans le canton de Zurich »

La planification des établissements médico-sociaux, réglementée par une nouvelle ordonnance, constitue un grand progrès et pourrait également servir de référence à d’autres cantons.

Une première étape a déjà été franchie dans le cadre de ce projet : avant même la création de l’association, le 23 février 2025, le groupe de travail WIMA a soumis, dans le cadre de la consultation officielle, une prise de position sur l’ordonnance « Planification des lits en établissements médico-sociaux 2027 : Rapport provisoire sur l’offre de soins & projet d’ordonnance sur la planification des soins stationnaires ». Elle y indique notamment : « L’objet doit être complété comme suit : la présente ordonnance a pour but de garantir des soins de santé suffisants, de haute qualité et finançables à long terme dans les EMS. » Nous avons ajouté « de haute qualité ». Nous exigeons certaines mesures concrètes visant à promouvoir la qualité des établissements médico-sociaux.

Le 5 novembre 2025, le Conseil d’État a décidé d’ancrer les bases de la planification des établissements médico-sociaux au niveau de la loi plutôt qu’au niveau de l’ordonnance. La loi partiellement révisée sur les soins infirmiers est adoptée à l’attention du Grand Conseil. Après examen du dossier par le Grand Conseil en 2026 et après l’entrée en vigueur de la loi, la procédure de demande pour les établissements médico-sociaux devrait débuter début 2027. Avec le processus législatif, la nouvelle liste des établissements médico-sociaux entrera en vigueur un an plus tard, probablement au printemps 2028.

Nous suivrons de près le contenu définitif de l’ordonnance et de la loi révisée sur les soins, ce qui est exemplaire, acceptable ou insuffisant, ainsi que la mise en œuvre. Nous continuerons à prendre position à l’avenir. La nouvelle liste des établissements médico-sociaux n’entrera probablement en vigueur qu’en 2028.

4.2 Tâche permanente : bonnes et mauvaises pratiques

Nous recueillons des exemples et des témoignages de bonnes et mauvaises pratiques. Cela sert avant tout à la communication et à l’information, mais peut également déboucher sur des actions concrètes.

C’est lorsque la dignité est bafouée que nous en comprenons le mieux la signification. PCM a entendu un nombre effrayant d’histoires de ses connaissances sur des atteintes à la dignité.

Par exemple, SK : sa mère a été attachée aux toilettes pendant la nuit dans sa maison de retraite. RP : dans la chambre de son mari atteint de démence, les toilettes ont été fermées à clé, de sorte qu’il devait se rendre aux toilettes communes dans le couloir, ce qu’il ne parvenait généralement pas à faire. Daniela Kuhn, publié dans la NZZ am Sonntag en ligne le 21 mai 2025 et dans le livre « Ausgesperrt und eingeschlossen » (Exclus et enfermés).

Nous recherchons le bien : qu’est-ce qui est bon, qu’est-ce qui est exemplaire ? Comment et où la dignité et l’autodétermination des personnes âgées fragiles sont-elles respectées et encouragées ? Comment et où vivent-elles bien et dans la joie ? Comment pouvons-nous soutenir les bonnes pratiques ?

Nous appelons ces institutions, structures, réglementations ou processus « bonnes pratiques » ou « meilleures pratiques ». Nous voulons les définir, les décrire, les promouvoir et écrire ou collecter des histoires à leur sujet.

Dans le cadre de cette tâche continue, nous pouvons également collecter du matériel, mener des entretiens, visiter des institutions, etc. de manière informelle et non structurée. Nous recueillons ainsi des impressions, des idées, des expériences.

Les mises en œuvre sont multiples : rapports, articles, communication sur les canaux médiatiques, événements, visites guidées, voyages d’étude à l’étranger, etc.

L’analyse a toujours pour but de réfléchir et d’agir pour améliorer la situation. Comment pouvons-nous soutenir les bonnes pratiques ?

Idée concrète pour communiquer les bonnes pratiques : livre photo, associé à une exposition (itinérante). L’objectif est de rendre visible et de faire connaître la (bonne) vie des personnes âgées fragiles.

Modèle : « Spuren der Flucht » (Traces de fuite), livre photo de Klaus Peters, exposition itinérante qui a été présentée par exemple en mars 2025 à Köniz, près de Berne. (Source d’information : articles de presse et Internet)

4.3 Idée de projet : prix récompensant les bonnes pratiques en matière de promotion d’une vie digne

Nous organisons un prix annuel récompensant une excellente bonne pratique. À cette fin, nous collaborons avec une fondation qui finance le projet et peut ainsi se profiler.

Procédure : nous recueillons des critères de bonnes pratiques en collaboration avec des experts, puis nous établissons une liste pertinente de ces critères. Nous recherchons pour cela la collaboration d’un service spécialisé approprié, par exemple l’Institut des soins infirmiers de la Haute école spécialisée bernoise.

Les critères possibles pour les meilleures pratiques sont l’activation des personnes âgées, l’innovation (application innovante et digne des nouvelles connaissances et méthodes), le respect des souhaits et de l’autodétermination, un personnel de qualité (nombre, qualification, satisfaction, stabilité, etc.), un traitement adéquat, l’absence de mesures coercitives.

 

Les institutions sont invitées à poser leur candidature. L’évaluation est effectuée par des experts. La remise des prix est un événement qui permet de faire connaître et de promouvoir les meilleures pratiques ainsi que les objectifs généraux de WIMA.

4.4 Avant-projet Information et conseil préventifs

Information et conseil préventifs destinés aux personnes âgées et fragiles confrontées à de nouvelles situations de vie (maladie, logement, solitude, pauvreté) .

Il existe en principe d’innombrables services et offres pour les personnes âgées à domicile ou en institution. Le canton de Zurich couvre cette offre avec Pro Senectute. D’après notre expérience, cette offre devrait être encore plus complète. C’est ici que les jalons peuvent être posés pour un vieillissement heureux et autonome.

4.5 Idée de projet Champs d’action et coopération avec des organisations

Dans le domaine de la santé et du troisième âge, nous disposons d’un nombre immense d’organisations, d’associations et de fondations qui offrent des services importants et utiles aux personnes âgées. De nombreux thèmes importants sont couverts.

Pour les organisations qui nous intéressent, il serait intéressant de clarifier les champs d’action et les possibilités de coopération à l’aide d’entretiens qualitatifs avec des représentant·e·s de ces organisations.

5. Programme Aménagement de l’espace et environnement

Ce programme traite de l’aménagement des pièces, des bâtiments, des zones de circulation, des espaces ouverts et des espaces publics dans le but :

- d’optimiser la sécurité, l’autonomie et l’autodétermination des personnes âgées

- de permettre la participation à la vie sociale et à la communauté

- de protéger la sphère privée

- de faciliter l’orientation spatiale

5.1. Idée de projet Conditions architecturales pour la dignité dans les maisons de retraite

Dans un premier temps, le projet se concentre sur la chambre de soins.

La chambre de soins est le dernier espace – au moins semi-privé – des personnes âgées dépendantes. Elle doit remplir de nombreuses fonctions dans un espace réduit : elle sert de chambre à coucher, de salon et de salle de bain aux résidents et de lieu de travail au personnel. La plupart des cantons n’imposent que des exigences minimales aux chambres des résidents, qui ne répondent pas toujours à cette tâche de planification exigeante. Cela peut avoir des répercussions importantes sur le bien-être, l’autonomie, la protection de l’intimité et la dignité des personnes âgées.

On ne sait pas clairement sur quoi les cantons basent leurs directives de planification. En règle générale, on ne trouve nulle part d’explications concernant les dimensions minimales, qui sont d’ailleurs souvent interprétées comme des valeurs cibles par les autorités compétentes et les planificateurs.

Dans un premier temps, il convient donc de demander à tous les services cantonaux compétents, sous une forme appropriée, quelles sont leurs exigences en matière de chambres des résidents et sur quoi elles se basent.

 

Dans un deuxième temps, une recommandation relative à une norme de planification devrait être élaborée.